VOYAGES culturels

Vous trouverez dans ces pages quelques thèmes de voyage autour de la culture argentine, en Amérique et en Europe, conçus pour des groupes organisés, en partenariat avec des agences de voyage

Monumento al Pueblo Puntano de la Independencia
Denise Anne Clavilier devant le Monumento al Pueblo Puntano de la Independencia
à Juana Koslay (San Luis), le 25 août 2016
(Juana Koslay, qui a donné son nom à cette commune, était une cacique aborigène)

La réputation de cherté qui colle dans notre esprit
à la destination Argentine
est le fruit de la cupidité à courte vue
de la majeure partie du secteur touristique.
C'est un mensonge organisé qu'il faut refuser et contre lequel il faut lutter.
L'Argentine et sa capitale sont des destinations d'un excellent rapport qualité-prix
à condition d'éviter les pièges des aigrefins qui dominent le marché.

La notion de tourisme éthique, dans une démarche d'économie durable,
se fait peu à peu jour en Argentine.
Au-delà de la mise en contact grâce à son large carnet d'adresses,
Denise Anne CLAVILIER fait la part du travail de réceptif
qui n'est pas encore développée sur place.

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 Connaître Buenos Aires, son histoire et sa culture (page 2)

Suivre José de San Martín (1778-1850),
du Vieux Continent au Nouveau Monde (page 3)
(Espagne, Grande-Bretagne, Argentine, Chili, Pérou, Belgique, France) 

Faire le plein de musique dans les festivals de tango (page 4)

 

Prestations

  • Conception, montage et rédaction de programmes (en circuits ou en séjours). Modularité en fonction du budget, de la durée du voyage et des critères de confort et de contenu retenus par le client.
     
  • Conseil aux particuliers, aux CE, aux associations pour enrichir le contenu touristique et culturel de leurs projets.
     
  • Conseil culturel et artistique auprès des opérateurs du secteur touristique en Europe.
     
  • Actions de sensibilisation, en français, en anglais ou en espagnol, aux atouts culturels de l'Argentine auprès des voyageurs et des prescripteurs (conférences grand public, petits-déjeuners, séminaires professionnels pour revendeurs, salons du tourisme).
     
  • Accompagnement et conférences sur place, en français, anglais ou espagnol.
     
  • Organisation d'activités exclusives pour des rencontres véritables, authentiques, hors des sentiers battus.
     
  • D'excellents contacts réceptifs à Buenos Aires.

 

Osez l'Argentine !
Elle n'est pas celle que vous croyez...

Buenos Aires, son histoire, sa culture

L'Argentine et Buenos Aires restent des destinations bon marché pour les Européens, le niveau de vie y est très modeste en comparaison du nôtre, la presque totalité des musées publics sont gratuits et il est possible tous les soirs de trouver des concerts de qualité dans à peu près tous les genres musicaux, à des tarifs très abordables. Beaucoup des concerts parmi les plus authentiques sont organisés dans des salles qui offrent une restauration maison, la plupart du temps à prix modeste. Il existe de surcroît un grand nombre de soirées gratuites ou au chapeau de très bon niveau. Pour en savoir plus sur cette réalité portègne, voir les articles de Barrio de Tango rassemblés sous le mot-clé Affiche (en cliquant sur le lien).

Ces éléments sont modulables et articulables en fonction du type de séjour envisagé, de sa durée, du budget envisagé, etc. Mise à part la Révolution de Mai, qui doit sa place à son caractère fondateur dans l'Argentine actuelle, les éléments sont présentés dans l'ordre chronologique dans l'histoire.

  • La Révolution de Mai 1810 (quartier de Monserrat, plaza de Mayo, statue de Belgrano, Museo del Bicentenario, plaza Colón, Museo del Cabildo, cathédrale avec sa façade de 1822 signée d'un architecte français...)

  • La Buenos Aires coloniale (Manzana de las Luces, ancienne maison provinciale des jésuites, Iglesia San Ignacio, Museo Zanjón de Granados, grande maison patricienne dont les fondations datent de la fin du XVIe siècle en visite privative ou ordinaire, Casa Virrey Liniers y del Historiador, Librería Avila, la plus ancienne librairie de la ville, fondée en 1785...)

  • Luján, à 70 km de Buenos Aires. Première ville à s'être ralliée à la Révolution de Mai, elle abrite la basilique nationale et la statue de la sainte patronne du pays, la Virgen de Luján.

  • La figure historique du général José de San Martín (1778-1850), devenu un mythe fondateur (musée, tombeau, places, statues, rues, avenues...). Museo del Regimiento de Granaderos a Caballo General San Martín (visite sur rendez-vous).

  • San Lorenzo : ce champ de bataille, à 300 km au nord de Buenos Aires et à 30 km de Rosario, vit le premier exploit américain de San Martín le 3 février 1813. Tous les villages des alentours portent le nom des héros de ce combat fondateur de la Nation argentine.

  • Le quartier de San Telmo : tombeau du général Belgrano (héros révolutionnaire), Museo de la Ciudad, Museo Histórico Nacional (ou l'imagerie historique officielle fixée autour du centenaire du pays en 1910), emblématique Plaza Dorrego...

  • Le quartier de Palermo, siège de la grande épopée fédérale (1835-1852) sous la conduite de Juan Manuel de Rosas (1793-1877). Par la suite, dans les années 1850 et 1860, les libéraux unitaires transformèrent le quartier, grâce à des architectes et paysagistes français, pour en effacer le souvenir fédéral, resté très vif dans la mémoire populaire

  • Le quartier de Recoleta, qui vit l'avènement d'une oligarchie patricienne et mercantile sous les auspices des Alvear, qui se constituèrent en une sorte de dynastie à l'ombre de leur aïeul, le général Carlos María de Alvear (1789-1852), lequel s'était érigé en rival de San Martín. Epousant les ambitions déçues de l'aïeul, les descendants Alvear vouèrent à San Martín une telle jalousie qu'ils firent élever à la gloire de leur ancêtre, en confondant deniers publics et trésorerie privée, des monuments toujours plus imposants que ceux dédiés (à partir de souscriptions publiques) à un rival à la popularité mieux établie. Le quartier abrite aussi le célèbre cimetière des grandes familles et des potentats politiques, la basilique del Pilar (un des rares vestiges de l'architecture coloniale), la Plaza Francia, la Plaza Alvear, le Museo de Arte Hispano-americano Isaac Fernández Blanco, le Museo Nacional de Bellas Artes, le Palais de Glace (baptisé ainsi en français), etc.

  • La ville des élites : les théâtres Cervantes et Colón, le Museo de Arte Contemporaneo de Buenos Aires, l'hôtel Alvear Palace, Castelar Hotel, la City (surnom du quartier de la bourse), le quartier Belgrano, Iglesia Redonda, etc...

  • La Chacra del Brigadier General Juan Martín de Puyerredón, à San Isidro, à 30 km de Buenos Aires : résidence de campagne du premier chef de l'Etat de l'indépendance (1816-1818), typique de la maison de campagne de la classe supérieure à l'orée du XIXe siècle, elle est devenue un musée. En 1817 puis en 1818, cette maison vit San Martín et Pueyrredón s'accorder sur la libération du Chili et du Pérou. De 1850 à 1870, la propriété accueillit l'atelier du premier peintre argentin, Prilidiano Pueyrredón (1823-1870), fils unique de Juan Martín, formé à Paris, à l'Ecole des Beaux-Arts et à l'Ecole Polytechnique. Dans ces années, Pueyrredón osa les premiers nus féminins, au grand scandale de ses compatriotes, et inventa la thématique du paysage national et la scène de genre de la vie rurale dans la Pampa.

  • La ville de Monsieur Tout-le-Monde, hier et aujourd'hui : marché traditionnel, galeries artisanales et restaurants installés dans les maisons patriciennes de San Telmo, désaffectées lors de l'épidémie de 1871, le Museo de la Ciudad (vu plus haut), les lieux où aiment flâner les Portègnes, le quartier des chalets du quartier de Villa Urquiza (avant que l'urbanisation galopante les détruise...)

  • La Grande Immigration de 1880-1930 : Hotel de los Inmigrantes, vieux port, devenu Puerto Madero, le quartier le plus chic de Buenos Aires, en bordure du quartier le plus pauvre, ou réputé tel, celui de La Boca, voiliers-musées sur le port, Réserve Ecologique, Museo de Bellas Artes de La Boca Benito Quinquela Martín...

  • Carlos Gardel : le produit par excellence de ce puissant flux migratoire (son quartier, son musée, sa tombe). Le cimetière du peuple, dans le quartier de la Chacarita, avec la tombe de Gardel et le carré des grands artistes, à l'autre extrêmité. Possibilité d'organiser une activité privative au Museo Casa Carlos Gardel, où il vécut les dernières années passées en Argentine.

  • Le tango argentin (Casa del bandoneón, avenida Corrientes, Museo del Teatro, Museo de Sadaic, soirée privative à l'Academia Nacional del Tango)

  • Les Grands Cafés (Bares Notables) : le London City, le Gran Café Tortoni, 36 Billares, Café de los Angelitos, Gato Negro, Las Violetas, La Ideal, Esquina Homero Manzi, Café La Paz, etc.

  • Identité nationale, de l'oligarchie au peuple : l'antagonisme encore vivace entre l'Argentine définie par l'oligarchie (Museo Mitre / Museo Sarmiento) et l'Argentine des courants anti-oligarchiques, celle qui a reconquis la démocratie et tente de la développer, les enjeux des droits de l'homme et de la mémoire des crimes de la Dictature (1976-1983)...

Très introduite auprès des organisateurs artistiques, Denise Anne Clavilier garantit l'authenticité des soirées qui peuvent être programmées à l'avance, dans les lieux où le public local a ses habitudes et où le touriste lambda ne se rend jamais (tanguerías, pizzerías, parrillas, centres culturels, théâtres et bares notables de la Ciudad de Buenos Aires) à des dates et des heures compatibles avec le reste du programme. Attention : l'Argentine dispose d'un formidable don pour l'improvisation. Pour pouvoir apprécier les atouts culturels de la capitale, il faut rester souple et accepter d'emblée l'éventualité de certains changements opportunistes dans un programme établi de longue date pour profiter des occasions qui se présentent sur place.

Il est possible aussi d'envisager d'élargir le périmètre et d'inclure dans un séjour à Buenos Aries une virée à Montevideo (attention, on passe une frontière), une excursion à Mar del Plata (sur les traces entre autres d'Astor Piazzolla, qui y est né en 1921), plus au sud encore à Bahía Blanca, la ville natale du compositeur et pianiste Carlos Di Sarli (1903-1960), ou plus au nord, dans la Province de Santa Fe, à Rosario ou tout à côté à San Lorenzo, qui est à l'Argentine ce que Valmy est à la France ou Waterloo à la Belgique...

Pour vous faire une idée d'un programme déjà monté pour douze jours de présence à Buenos Aires, voir ces articles de Barrio de Tango ou consulter cet exemple de programme (buenos-aires-roman-national-argentin-et-culture-populaire.pdfbuenos-aires-roman-national-argentin-et-culture-populaire.pdf).

Pour en savoir plus,
découvrir Buenos Aires en lisant Barrio de Tango et Deux cents ans après
se tenir au courant de l'actualité culturelle sur Barrio de Tango (le blog)
écouter les interviews de Denise Anne Clavilier en français et en espagnol
voir ses propositions de conférences grand public sur le tango et sa culture et sur l'histoire argentine
et ses propositions de séminaire B to B sur l'intégration multiculturelle.

Suivre José de San Martín (1778-1850)
du Vieux Continent au Nouveau Monde

Voir son parcours biographique en vous plongeant dans la lecture de San Martín, à rebours des conquistadors.
Voir aussi le mythe qu'il est devenu dans la cultue argentine à travers les articles de Barrio de Tango.
Vous reporter aux propositions de conférences sur l'histoire argentine et propositions de séminaires sur l'exemplarité dans le management (fondés sur son œuvre).

Différents parcours sont concevables sur les traces de cette grande figure historique.
Le cas échéant, ils peuvent être combinés pour former un parcours transfrontalier.
Toutes ces destinations présentent des intérêts historiques, artistiques et... gastronomiques.

EUROPE

France

  • Ses lieux de résidence : le Paris de la Monarchie de Juillet, Evry-sur-Seine (où il acheta une maison de campagne célèbre en Argentine sous le nom de Grand-Bourg) et Boulogne-sur-Mer (62) où il acheva sa vie et fut inhumé jusqu'en 1861. A cette liste, il convient aussi d'ajouter Brunoy (91) où son cercueil fut transféré, pour que le grand-père puisse reposer auprès de l'aînée de ses petites-filles, morte en 1861, avant le rapatriement définitif et solennel à Buenos Aires en 1880.
  • Les ports vers l'Amérique qui furent Le Havre et -à un moindre degré mais avec un patrimoine urbain mieux conservé- Bordeaux. L'un des amis de San Martín, le franco-espagnol Alexandre Marie Aguado, était le propriétaire du vignoble de Château-Margaux et il fut invité sur ce domaine déjà prestigieux.
  • La santé et la médecine du début du XIXe siècle avec les villes d'eau d'Aix-les-Bains et d'Enghein-les-Bains où il soigna asthme et rhumatismes (ainsi qu'à Aix-La-Chapelle, en Allemagne).
  • Les voyages d'agréement et les pélerinages du souvenir : Dieppe où il se soigna grâce aux bains de mer alors très en vogue et passa plusieurs semaines de villégiature avec une famille amie, la Vendée qu'il parcourut avec les mémoires d'une chef chouanne, la marquise de La Rochejacquelin, à la main, Port-Vendres, l'Ermitage de Saint-Luc et Collioure, théâtre de combats où il avait gagné ses premiers galons en 1794 lors de la guerre du Roussillon, Toulon où il avait très certainement été initié en 1798 aux principes des droits de l'homme et d'où il avait assisté au départ de l'imposante flotte de Bonaparte qui lançait sa campagne d'Egypte...

Belgique

Le port d'Ostende et la ville Bruxelles, où il vécut rue de la Fiancée de 1825 à 1831. San Martín fut témoin de la Révolution de 1830, qui donna son indépendance au pays à partir d'août 1830. Un parcours est à faire sur les lieux de cette révolution, entamée au Théâtre de la Monnaie et qui se joua autour de la Grand-Place, à deux pas de l'odorante biscuiterie que Jean-Baptiste Dandoy avait ouverte un an auparavant.

Grande-Bretagne

San Martín fit deux séjours à Londres : en 1811 avant de s'embarquer pour l'Amérique, lorsque la capitale britannique était la plaque tournante des révolutionnaires latino-américains, et en 1824, au début de son exil. Cette Londres-là représentait l'apogée de la monarchie parlementaire, le modèle politique admiré et envié dans toute l'Europe pendant la vingtaine d'années qui suivit la chute de Napoléon.

En 1824, San Martín, grand personnage politique mondialement admiré mais souhaitant passer inaperçu, s'installa dans un appartement d'une belle maison bourgeoise du quartier de Westminster, à un jet de pierre de la résidence du Leader of Commons, qui préparait alors la reconnaissance officielle de l'Argentine, du Chili et de la Colombie. 

Cette Londres était aussi celle où le prince Léopold de Saxe-Cobourg-Saafield rongeait son frein dans l'ennui de son veuvage depuis la mort de la princesse-héritière Charlotte en 1817. Après l'espoir déçu du trône péruvien en 1823, il n'allait accéder à une couronne qu'en juillet 1831, à Bruxelles, en jurant de respecter une constitution qu'il avait jugée "bien républicaine", ce qui dans sa bouche marquait plus de réticence que d'enthousiasme...

Beaucoup plus tard, le même quartier de Westminster abritera la plus célèbre adresse de la littérature anglaise, celle de Sherlock Holmes.

Ailleurs, on trouve les statues de San Martín et de Bolívar ainsi que la maison qu'occupa Francisco de Miranda, le Précurseur de l'Indépendance sud-américaine, des années 1790 à 1808, maison où fonctionna la Gran Reunión Americana, société secrète opérant sur le modèle d'une loge maçonique et dans laquelle Miranda forma plusieurs futurs héros continentaux, comme Simón Bolívar, libérateur du Venezuela et de la Colombie, et Bernardo O'Higgins, premier Chef d'Etat du Chili indépendant (1817-1823).

Le bourg écossais de Banff et le mannoir de MacDuff House, près d'Aberdeen : la circonscription de son ami, James Duff, comte Fife, qui lui fit rendre les seuls honneurs que lui offrit jamais le Vieux Continent après son épopée américaine.

Espagne

  • Cadix, le port de l'arrivée en Espagne en 1784, et celui du départ, en 1811, la ville de l'épidémie de fièvre jaune contre laquelle il lutta en 1804, la ville où il faillit mourir lynché par la foule en cherchant à sauver la vie de son supérieur en mai 1808, sa ville d'attache par excellence, au temps où naissait le flamenco et où mourait l'empire colonial. La ville où fut établie, votée et sanctionnée en 1812 "la Pepa", première constitution écrite libérale d'Europe, inspirée par le gouvernement de Joseph Bonaparte (d'où son surnom).
     
  • Málaga, où son père fut en poste au retour des colonies et où il fréquenta sa première école. Le terroir vinicole par excellence en ce crépuscule de l'Espagne impériale.
     
  • Madrid, où il entra à huit ans dans un prestigieux lycée dont les élèves avaient en moyenne 17 ans.
     
  • Carthagène, San Roque (derrière Gibraltar) et Ceuta (enclave espagnole sur la côte marocaine), ses villes de garnison avant l'invasion par la France.
     
  • L'Andalousie de la résistance à l'occupation française à partir de 1808, avec les villages d'Arjonilla et Bailén, où il s'illustra militairement, et la capitale régionale Séville, siège de la Junta Suprema qui gouvernait le pays au nom du roi Fernando VII, prisonnier en France.
     
  • sans oublier Cervatos de la Cueza, village natal de son père, en Castilla y León, qui abrite aujourd'hui un musée consacré au fils. La bourgade est idealement placée sur un embranchement espagnol du Chemin de Compostelle. Et enfin Olivenza, la ville volée aux Portugais au terme de l'éphèmère guerre des Oranges pendant laquelle San Martín reçut les cours de guitare du compositeur Fernando Sor.

Une Espagne à l'Ancien Régime décadent et traversée de dynamiques modernisantes peu connues, avec notamment un trio de grands artistes afrancesados (acquis aux idées de la France, comme San Martín lui-même) : le peintre Francisco Goya (mort à Bordeaux), le compositeur Fernando Sor (mort à Paris), surnommé le "Beethoven de la guitare", fondateur du répertoire de la guitare classique, et l'écrivain Leandro Fernández de Moratín (mort à Paris), qui tient dans la littérature espagnole les rôles qu'ont joués chez nous, chacun en son temps et pour sa part, Molière, Voltaire, Beaumarchais et Rétif de la Bretonne.

 

AMERIQUE du SUD

Argentine

  • Buenos Aires,où San Martín fonda l'armée nationale (les colonies n'avaient pas d'armée en propre)
     
  • Yapeyú (Prov. de Corrientes), au nord-est du pays, où il est né, en plein pays de la yerba-mate, encore tout imprégné de tradition jésuite.
     
  •  San Lorenzo (Prov. de Santa Fe), où il mena le seul combat en terre argentine, une victoire mythique, le 3 février 1813.
     
  •  Tucumán (Prov. homonyme), au nord-ouest du pays : San Martín y réorganisa l'Armée du Nord, déstructurée par trois défaites consécurives et ravagée par les maladies tropicales et la disette. Nom-breux souvenirs des généraux indépendantistes San Martín, Belgrano et Güemes. La déclaration d'indépendance du pays fut votée dans cette ville le 9 juillet 1816, dans une maison transformée en musée.
     
  • Córdoba (Prov. homonyme), plus au sud, où San Martín passa sa convalescence, après une première crise combinée d'ulcère et d'asthme dont il faillit mourir. Cette vieille ville abrite la plus ancienne université argentine. Elle fut le berceau de la première réaction contre-révolutionnaire en juin 1810.
     
  • Mendoza (Prov. homonyme), dont San Martín fit la capitale de la Province de Cuyo (aujourd'hui partagée entre les provinces de Mendoza, San Luis et San Juan). De 1814 à 1816, il en fut un gouverneur exceptionnel. C'est à ce titre que sa mémoire y reste bien vivante nos jours. Il y constitua la légendaire armée des Andes, qui devait libérer le Chili en deux batailles magistrales, de février 1817 (Chacabuco) puis avril 1818 (Maipú). Nombreux souvenirs de son séjour, dans Mendoza même et sa banlieue, qui était alors sa campagne. Grande province viti- et vinicole.
     
  • Les routes Sanmartiniennes : parcours balisés dans les Andes sur les traces des différentes divisions de l'Armée des Andes dans les Provinces de Mendoza et de San Juan.

Chili, Pérou et Equateur

  • Santiago, Chacabuco et Maypú, Province Métropolitaine (Santiago), qui virent les grandes victoires de l'Armée des Andes.
     
  • Rancagua et Cancha Rayada, un peu plus au sud, au pied des Andes. La première connut la défaite de l'armée chilienne révolutionnaire en octobre 1814 puis l'élection de San Martín comme général en chef de l'Armée des Andes par le corps des officiers en avril 1820. La seconde fut le décor d'une attaque contre-révolutionnaire qui désorganisa l'Armée des Andes mais assura paradoxalement la victoire de Maypú trois semaines plus tard.
     
  • Cauquemes, station thermale andine précolombienne, que San Martín fréquenta à plusieurs reprises. C'est là qu'il devint pour le reste de ses jours un adepte de cette forme de médecine à laquelle il eut recours jusqu'en juin 1850 en Europe.
     
  • Valparaíso, le port de Santiago, auprès duquel s'établit le camp de l'Armée des Andes, où se forma l'Expédition libératrice du Pérou, qui leva l'ancre le 20 août 1820. La ville fut ravagée par un tremblement de terre en octobre 1822, au moment même où San Martín revenait du Pérou...
     
  • El Callao, Ancón et Pisco, les trois grands ports qu'investit l'Expédition Libératrice du Pérou de septembre 1820 à juillet 1821
     
  • Miraflores, dans la banlieue de Lima, qui accueillit les négociations entre San Martín et le général La Serna, ultime vice-roi du Pérou.
     
  • Lima et La Magdalena, dit aussi Pueblo Libre, où San Martín vécut l'année qu'il passa à la tête de l'Etat du Pérou indépendant, jusqu'à l'installation du Congrès péruvien le 20 septembre 1822.
     
  • Guayaquil, le port équatorien qui vit la rencontre mythique et les négociations secrètes des deux grands libérateurs du continent, Bolívar qui avait libéré le nord, et San Martín, qui avait libéré le sud, en août 1822.

Faire le plein de musique
dans les Festivals de Tango

Sous la dénomination générique "festival de tango" se cachent des manifestations variées et qui ne répondent pas toutes aux mêmes critères de qualité. La plupart du temps, en Europe, l'expression désigne un programme intensif de cours de danse, répartis sur un petit nombre de jours (trois à cinq le plus souvent), avec un nombre variable de professeurs invités (en général tous installés en Europe), un bal tous les soirs (animé par un DJ) et agrémenté, la dernière nuit, par la présence de quelques musiciens. Nul besoin d'un accompagnement particulier dans ces manifestations, conçues pour les danseurs qui les connaissent déjà fort bien et les fréquentent assidument.
Cependant il existe aussi des festivals qui mettent en valeur l'ensemble des disciplines qui composent le tango : musique, chant, danse, cinéma, histoire, conférences, etc. Là, un accompagnement présente une valeur ajoutée certaine.

Argentine

Ces festivals sont au nombre de trois

  • le Festival de Tango de La Falda (Province de Córdoba), organisé en juillet par la municipalité de La Falda depuis les années 1970
     
  • le Festival de Tango de Buenos Aires dans la seconde quinzaine d'août, organisé par la Ville Autonome de Buenos Aires depuis le début des années 1990 (depuis plusieurs années, il se déroule en même temps qu'une compétition internationale de danse, le Mundial de Tango, ce qui n'est pas sans agacer profondément les musiciens qui cohabitent difficilement avec la population chorégraphique et ses préoccupations vestimentaires et techniques).
     
  • et le Festival de Tango Independiente de Buenos Aires, qui rayonne dans la capitale et sa petite ceinture, en mars, organisé depuis 2010 par un collectif d'artistes engagés et soutenu par le Secrétariat d'Etat à la Culture (gouvernement national). Deux ans après sa création, ce festival prenait une ampleur fédérale en multipliant son implantation sur le territoire national. Des manifestations ont donc lieu hors de Buenos Aires, dans la banlieue de la capitale, à La Plata, Rosario, Mendoza, Córdoba, Corrientes, etc.

Espagne

Le Festival de Tango de Granada, dans la ville même de Grenade, au milieu des souvenirs de García Lorca, qui y a été assassiné pendant la Guerre Civile, et de la Reconquista sous les armes royales d'Isabel et Fernando contre le roi maure Boabdil... Organisé par un Argentin installé à Grenade depuis une trentaine d'années, Horacio "Tato" Rebora, ce Festival bénéficie du soutien de la Région autonome d'Andalousie.

France

Il en existe deux, tous deux lancés à l'initiative d'une association locale très audacieuse et avec le soutien plus ou moins généreux de l'une et l'autre municipalités :

  • le Festival de Tango de Tarbes
  • et Tangopostale à Toulouse.

Ailleurs 

Tous les ans, autour du 24 juin, a lieu le Festival Internacional de Tango de Medellín, en Colombie, qui commémore la mort de Carlos Gardel (1890-1935), décédé accidentellement sur l'aérodrome à présent désaffecté de cette préfecture andine. La manifestation dure à peine une semaine. Les Argentins la considèrent comme le plus beau festival de tango du continent hors de leur propre pays. 

Date de dernière mise à jour : 09/12/2016