SAN MARTIN par lui-même

San martin par lui meme et par ses contemporains1couvweb

« Il n’y avait rien, il fit presque tout », c'est ainsi qu'André Malraux, alors ministre de la Culture, résumait l'action du général José de San Martín (1778-1850) en inaugurant sa statue à Paris, au bord du Parc Montsouris, en juin 1960.


 

C'est dans sa sensibilité tout humaine et son génie politique que San Martín par lui-même et par ses contemporains présente un personnage historique méconnu à travers quelque cent cinquante documents d'auteurs de différentes générations et de nationalités diverses.
Certaines de ces archives, rédigées en français dans la première moitié du XIXème siècle, étaient restés inconnues jusqu'ici en Argentine même où San Martín a pourtant rang de figure tutélaire.
Les voici rassemblés pour la première fois en France, dans leur langue originale, avec une traduction en vis-à-vis pour ce qui est de l'espagnol et de l'anglais.

Pendant dix ans, de 1812 à 1822, sans relâche, malgré les obstacles militaires, économiques et politiques de tous ordres et en dépit d'une santé fragilisée par la lourdeur de ses responsabilités, San Martín sillonna la moitié de l'Amérique du Sud afin de la libérer du joug colonial. Mais sitôt l'indépendance acquise, les nouveaux Etats furent précipités dans d'affreuses guerres civiles.

Fidèle à ses principes, il refusa d'y prendre part et alla s'exiler d'abord à Londres, puis à Bruxelles et enfin à Paris, où il vécut avec sobriété et discrétion.
Il est mort à Boulogne-sur-Mer, sous la Seconde République, le 17 août 1850.
Depuis mai 1880, son corps repose dans la cathédrale de Buenos Aires.


 

Le recueil de 384 pages restitue le relief d'une vie exemplaire et épique, grâce à un patchwork de courriers officiels et de lettres intimes, de notes internes et de rapports à l'Autorité supérieure, de décrets de sa main et de récits de témoins privilégiés*. Il dresse ainsi le portrait kaléidoscopique d'un homme visionnaire, généreux et lucide, qui suscita chez ceux qui l'approchèrent autant d'admiration que d'affection.

~ Parution en libraire en mai 2014 ~

Cet ouvrage complète et approfondit
la biographie San Martín à rebours des conquistadors,
publiée elle aussi aux Editions du Jasmin, en décembre 2012.

* Voir la liste des auteurs composants le recueil en cliquant sur ce lien avec le blog Barrio de Tango.

Hommage rendu au Général José de San Martín, le 17 août 2010,
Día de San Martín en Argentine

à Yapeyú, son lieu de naissance, dans la Province de Corrientes
- Extrait du journal télévisé du matin sur la chaîne publique généraliste -

Bon de souscription San Martín par lui-même

San Martín par lui-même et par ses contemporains
est en vente par souscription
du 3 février au 15 mai 2014
au prix de 20 €
(contre 24,90 prix après parution)

384 pages, format 16x24 cm

Bon de souscription à envoyer accompagné du règlement
avec le bon de souscription
ou sur papier libre reprenant toutes les mentions
à Editions du Jasmin
4 rue Valiton, 92110 Clichy

Le bon de souscription est téléchargeable
en cliquant sur l'image jpg ci-dessus
ou en cliquant ici en cliquant ici pour obtenir une version imprimable
Ce bon de souscription reste inchangé,
malgré l'échéance reportée au 15 mai
date prévisible de la publication effective.

El Himno al Libertador General San Martín
un chant que tous les Argentins connaissent par cœur
sur un fond de paysages nationaux

(avec le texte en espagnol)

Pour la traduction des paroles, consulter Barrio de Tango


 

En savoir plus

Voir les articles de présentation sur le blog Barrio de Tango
Les apports originaux de l'auteur à la connaissance de cette figure historique


certains documents historiques déjà publiés sur le blog
(avec traduction et commentaires)

* Rapport du Cabildo de Mendoza sur les efforts déployés par son Gouverneur,
le général José de San Martín, pour donner à la Province de Cuyo
toute sa vigueur dans le combat pour la liberté et l'indépendance de la Patrie (1816)

* Article de "La Gaceta de Buenos Aires"
annonçant la victoire de l'Armée des Andes sur les absolutistes,
à Chacabuco, au Chili (12 février 1817)

* Analyse de la situation en Amérique du Sud par un journal libéral espagnol,
El Diario Constitucional de Barcelona,
opposant au roi Fernando VII et à la restauration (1820)

* Entretien privé accordé par San Martín au capitaine anglais Basil Hall,
quelques semaines avant la prise de Lima (juillet 1821)
- original en anglais -

* Analyse politique de la prise de Lima,
dressée avec vingt ans de recul, par le marin français Gabriel Lafond,
devenu géographe et historien après avoir bourlingué sur tous les océans de la planète
sous l'ère révolutionnaire et napoléonienne
- original en français -

* San Martín, grand-père attendri et réjoui
à travers une lettre à un ami
et un courrier de Florencio Balcarce, jeune frère de son gendre
- originaux en espagnol -

* Son épouse, doña Remedios de Escalada
à travers quelques lettres du Directeur suprême Gervasio Posadas en 1814
- originaux en espagnol -

* La victoire de Maipú (5 avril 1818)
à travers les articles du Journal des Débats à Paris (juillet-août 1818)
-originaux en français-

les interviews à écouter en ligne
(radios publiques française et argentine)

* Interview d'août 2012
par Leonardo Liberman sur RAE (Radio Nacional Argentina)
- en espagnol -

* Interview de mai 2013
par Jordi Batallé sur RFI
- en espagnol -

* Interview d'août 2013
par Darío Bursztyn sur RAE
- en espagnol -

* Interview de mars 2014
par Leonardo Liberman sur RAE
- en espagnol -

et
* la conférence donnée le 6 septembre 2013, à Buenos Aires,
au Museo del Regimiento de los Granaderos a caballo (MRGC)
à l'intention des officiers de l'escorte présidentielle

Tout au long de la souscription,
ces pages s'enrichiront au rythme des éphémérides de San Martín.
Début le 3 février, anniversaire du combat de San Lorenzo
puis 12 février (victoire de Chacabuco), 25 février (naissance)
9 mars (arrivée à Buenos Aires en 1812), 16 mars (fondation du RGC)
19 mars (surprise de Cancha Rayada), 5 avril (victoire de Maipú), etc.

Les sources composant le recueil

Pour d'évidentes questions matérielles et géographiques, toutes les recherches ont été réalisées en sources ouvertes, à savoir quelques ouvrages imprimés disponibles dans les librairies de Buenos Aires et l'immense éventail des fonds numérisés, que ce soit ceux des archives et bibliothèques nationales de différents pays (France, Espagne, Argentine, Chili, Pérou) ou ceux de nombreuses bibliothèques publiques et universitaires.

Les textes de José de San Martín occupent la plus grosse partie du recueil
Ils sont extraits de :

- Museo Histórico Nacional, San Martín Su correspondencia 1823-1850, Buenos Aires, 1911
- Museo Mitre, Documentos del Archivo de San Martín, douze tomes parus à Buenos Aires de 1910 à 1911
- Archivo general de la Nación, Partes oficiales y documentos referentes a la Guerra de la Independencia, trois tomes parus à Buenos Aires de 1900 à 1902
- Instituto Nacional Sanmartiniano, La conducción política del General San Martín durante el protectorado del Perú, Buenos Aires, 1982 (trois tomes)
- Neptalí Carranza, Oratoria Argentina, Buenos Aires, 1905 (cinq tomes)

- Gaceta de Buenos Aires, 1813-1820
- Gaceta del Gobierno de Lima, 1822

- Gerónimo Espejo, El Paso de los Andes, Buenos Aires, 1882
- Tomás Guido, in Revista de Buenos Aires, 1864
- Carlos Guido Spano, Vindicación histórica – Los papeles del Brigadier Tomás Guido 1817-1820, Buenos Aires, 1882

- Carlos Calvo, Anales históricos de la Revolución en América del Sur, Paris, 1864
- Manuel de Odriozola, Documentos históricos del Perú, 6 volumes parus à Lima de 1863 à 1873
- Mariano Felipe Paz Soldán, Historia del Perú independiente, Lima, 1868

 Page suivante : les sources en anglais et les notices biographiques de ces auteurs

Les sources en anglais

Dans l'ouvrage, ces textes sont présentés avec leur traduction en français en vis-à-vis

General Miller

William Miller, Wingham, 12 décembre 1795 – Lima, 1861, Anglais naturalisé péruvien.
Source : William and John Miller, Memoirs Of General Miller, London, 1828, tome I
William Miller, connu en Amérique du Sud sous le nom de Guillermo Miller, rejoignit l'Armée des Andes à Valparaíso pendant l'été 1818, avec le grade de capitaine. Il fit toute la campagne de libération du Pérou et devint général dans l'armée de cette jeune république. C'était un homme d'une grande honnêteté intellectuelle et politique, doté d'un sens méthodologique peu fréquent à son époque, ce qui en fait un témoin très fiable et bien plus objectif que de nombreux autres auteurs de la même génération.
Qui plus est, William Miller, secondé dans l'écriture par son frère, John, historien de l'Eglise Anglicane, a une plume aisée et fluide, que l'on reconnaît telle quelle dans la correspondance en espagnol qu'il a avec San Martín ou d'autres compagnons d'armes.
Ses mémoires, premier ouvrage publié en Angleterre par un acteur des faits politico-militaires ainsi relatés, connurent plusieurs éditions britanniques et furent immédiatement traduits en espagnol.

Samuel Haigh
Source : Samuel Haigh, Sketches Of Buenos Ayres, Chili and Peru, London, 1829.
On ne sait rien de Samuel Haigh, sinon le peu qu'il nous lui-même a dit : il serait né vers 1795 en Angleterre, sans doute dans le Kent, et il se trouvait en Amérique du Sud dans les années 1817-1822, il était de retour en Angleterre en 1829. Parti en 1817 à Santiago comme commis d'une importante maison de commerce anglaise, il fera preuve sur place d'un grand sens politique et malgré son jeune âge jouera un rôle certain dans la population civile de la capitale chilienne, alors âprement disputée entre indépendantistes et absolutistes. On lui doit une impressionnante et très réaliste description de la bataille de Maipú (5 avril 1818).
Son livre connut au moins deux éditions en anglais, en 1829 et en 1831. Il ne fut traduit en espagnol que fort tard, seulement, semble-t-il, en 1917, pour le centenaire de l'indépendance du Chili. La Bibliothèque nationale de ce pays ignore qu'il existe une édition de 1829 et ne possède que celle de 1831, ce qui permet de poser l'hypothèse que Samuel Haigh n'est pas revenu à Santiago après la mission qu'il relate dans son ouvrage. Sinon, il est probable qu'il aurait apporté son livre ou l'aurait fait parvenir à ses connaissances restées sur place, comme cela fut le cas de William Miller au Pérou. Peut-être fortune faite, a-t-il quitté le métier, selon sa première intention en acceptant cette mission lointaine à vingt-deux ans. Peut-être aussi est-il mort en mer, ce qui expliquerait qu'on ne trouve même pas trace de son décès.

Basil Hall, RN

Basil Hall, Edimbourg, 31 décembre 1788 – Portsmouth, 11 septembre 1844, Ecossais. Gravure ci-dessus.
Source : Captain Basil Hall, Extracts From A journal Written On The Coasts Of Chili, Peru And Mexico, London, 1824
Capitaine de la Royal Navy, il fut envoyé par l'Amirauté veiller sur les intérêts des ressortissants britanniques au Chili et au Pérou pendant la campagne de libération du Pérou. Il comprit très vite le sens de l'histoire et tout en restant raisonnablement neutre, paria sur la victoire finale des indépendantistes. Il rencontra à plusieurs reprises San Martín dont la bienveillance, la dignité et l'étendue de la culture l'impressionnèrent. Il a rapporté en Ecosse la première analyse favorable aux indépendantistes dressée par un témoin oculaire de ces événements qui avaient tenus les Européens en haleine pendant des années, grâce à la presse. La publication de son journal est sans doute un des facteurs qui poussa la Chambre des Communes à voter la reconnaissance de l'indépendance de l'Argentine et du Chili en 1824, à l'invitation de la corporation des marchands de Londres.
L'ouvrage, brillant et de lecture facile, connut un succès phénoménal. Il fut immédiatement traduit en espagnol, en italien, en français, en allemand, etc.
En anglais, il a été constamment réédité jusque dans les années 1840 à Edimbourg et à Philadelphie aux Etats-Unis.

Lord Cochrane (sello chileno)

Thomas Cochrane, dit Lord Cochrane, plus tard dixième comte Dundonald, Annesfield, 14 décembre 1775 – Londres, 31 octobre 1860, pair d'Ecosse, Ecossais. Timbre chilien ci-dessus
Source : Thomas Cochrane, Earl Dundonald, Narratives of Services In The Liberation Of Chile, Peru And Brazil From Spanish And Portuguese Domination, London, 1859
On a là affaire à l'un des plus farouches adversaires de San Martín mais non pas vraiment pour des raisons politiques. Malgré la différence très nette de conception de l'armée (Cochrane vit encore sous le modèle d'Ancien Régime, d'une armée de mercenaires qui se paye sur le butin qu'elle peut faire), cette opposition violente et médisante repose d'abord et avant tout sur une pathologie psychique tout à fait perceptible dans les écrits de ce grand paranoïaque qui fut aussi un grand combattant des guerres révolutionnaires : il a combattu Napoléon en Europe, puis les Espagnols en Amérique du Sud, puis servi l'Empereur du Brésil, avant d'aller porter secours à la Grèce naissante. Partout où il passa, ses relations avec ceux avec qui il devait travailler furent orageuses, dans le domaine militaire comme dans le domaine civil, notamment aux Communes. Il n'en fut pas moins enterré avec de très grands honneurs puisque sa tombe est au pied de l'auteur majeur de l'Abbaye de Westminister.
Voir la note le concernant sur le site Internet de Westminster Abbey, où il a été enterré en novembre 1860.
Voir sa fiche détaillée sur le site History of the Parliament (il a été député des Communes à plusieurs reprises).
Voir enfin sa fiche sur le site Internet The Peerage, le seul qui lui soit un peu favorable en l'exonérant de toute culpabilité dans le scandale de la Bourse de Londres, pour lequel il écopa d'une année de prison en 1814-1815.

John Murray Forbes, Saint-Augustine, 13 août 1771 – Buenos Aires, 14 juin 1831, diplomate. Citoyen des Etats-Unis d'Amérique.
Premier consul-général et premier ambassadeur des Etats-Unis installé à Buenos Aires.
Source : Congressional Edition, 1822-1823, Washington 1823
Voir sa fiche sur le site officiel Office of the Historian de l'US Department of State.

 Maria Graham

Maria Graham, Cockermouth, 19 juillet 1785 – Londres, 21 novembre 1842, Ecossaise. Gravure ci-dessus.
Source : Maria Graham, Journal Of Her Residence In Chile During The Year 1822, London, 1824
Dans San Martín par lui-même et par ses contemporains, elle est le second auteur à présenter des thèses très hostiles à San Martín et comme on pourra s'en rendre compte à la lecture, elle est entièrement manipulée par son compatriote, en qui elle a toute confiance, Lord Cochrane.
De son temps, elle a connu un succès indéniable comme écrivain de voyage et de littérature enfantine mais, le talent de sa plume et de son crayon ne dissimule pas l'étroitesse de ses vues et le peu de clairvoyance politique dont elle était pourvue.

Voir également l'article de Barrio de Tango sur l'ensemble des auteurs concernés, les trois langues confondues.

A venir : les sources en espagnol (hors San Martín lui-même, traité à la page précédente) puis en français.

Les sources en espagnol
(hors José de San Martín lui-même)

Dans l'ouvrage, ces textes sont présentés avec leur traduction en français en vis-à-vis

San Martín ses adversaires

Juan Bautista Alberdi, San Miguel de Tucumán, 29 août 1810 – Neuilly sur Seine, 19 juin 1884, Argentin.
Source : notes prises à Paris en septembre 1843 et publiées sous le titre El General San Martín en 1843
Juan Bautista Alberdi était un juriste de grand talent ainsi qu'un écrivain. Pianiste et compositeur à ses heures, c'est un homme d'une grande sensibilité et d'une belle lucidité. Des trois maîtres à penser qui ont marqué définitivement la culture argentine, Alberdi, Sarmiento et Mitre, il est le plus démocrate. On lui doit la rédaction de la constitution argentine, encore en vigueur après quelques amendements.

Juan de la Cruz Mourgeón (Espagne, 1775 ? - Quito, 8 avril 1822), Espagnol. Dernier vice-roi de la Nouvelle-Grenade (Amérique centrale).
Lorsqu'il rédige le rapport du combat d'Arjonilla que le marquis de Coupigny fait intégrer dans la gazette officielle de la Junta Suprema Central de Sevilla, il n'est encore que colonel.
Source : Gazeta Ministerial de Sevilla, 29 juin 1808

Antoine Mallet (ou Malet) Lignereuil, marquis de Coupigny, Arras, 1759 – Madrid, 12 juin 1825.
Source : Carlos Calvo, Anales históricos de la Revolución en América del Sur, Paris, 1864 (tome III) et Documentos del Archivo de San Martín, Museo Mitre, Buenos Aires, 1910 (tome I)
Le marquis de Coupigny est le vainqueur de la bataille de Bailén, où les Espagnols vainquirent l'armée napoléonienne le 19 juillet 1808. C'est lui qui fait passer San Martín de son grade de capitaine aux grades supérieurs, en se l'attachant comme aide-de-camp.

Bernardo de Monteagudo, San Miguel de Tucumán, 20 août 1789 – Lima, 28 janvier 1825, Argentin.
Source : Gazeta Ministerial del Gobierno de Buenos Aires, 13 mars 1812
Grand révolutionnaire partisan de la terreur et des lois d'égalité sociale. Malgré son caractère tortueux et son absence de scrupule, il se révéla un précieux collaborateur pour San Martín jusqu'en 1821, où il se révéla dangereux dans l'un des trois ministères d'Etat institué par le Protecteur de la Liberté du Pérou. Nous le trouvons en ses débuts, alors qu'il n'est que le rédacteur de la gazette officielle de Buenos Aires.

Bernardo Rivadavia, Buenos Aires, 20 mai 1780 – Cadix, 2 septembre 1845, Argentin.
Source : Gerónimo Espejo, El Paso de los Andes, Buenos Aires, 1882
L'un des pires ennemis de San Martín. Personnage révéré par l'oligarchie argentine à la fin du XIXème siècle, sa rouerie et son absence de scrupules dans l'exercice du pouvoir ont peu d'équivalent dans l'histoire occidentale. Premier Président argentin, il choisit paradoxalement de s'exiler dans l'Espagne qui ne reconnaissait toujours pas l'indépendance de ses anciennes colonies.

Gervasio Posadas, Buenos Aires, 18 juin 1757 – ibidem, 2 juillet 1833, Argentin.
Source : ibidem
Premier Chef d'Etat des Provinces Unies du Sud avant même la déclaration d'indépendance, c'est un homme d'Etat plein d'honnêteté mais peu aguerri aux traquenards qui lui sont tendus de toute part. On lui doit néanmoins quelques précieuses informations sur l'épouse de San Martín qu'il avait vu naître et qu'il aimait avec la tendresse d'un grand-père.

Juan Martín de Pueyrredón, Buenos Aires, 17 décembre 1777 – ibidem, 13 mars 1850, Argentin.
Source : Instituto Nacional Sanmartiniano
Premier Directeur Suprême des Provinces-Unies du Sud indépendantes. Il noua avec San Martín à la fois une solide alliance politique et une amitié virile dont on retrouve facilement la couleur chaleureuse dans la correspondance des deux hommes.

Francisco Marcó del Pont, Vigo, 1770 – Luján de Cuyo, 1819, Espagnol.
Source : Gazeta de Buenos Aires, 18 janvier 1817
Président (en fait gouverneur) du Chili retourné sous le joug colonial de 1814 à 1817.

Remedios de Escalada de San Martín, Buenos Aires, 20 novembre 1797 – ibidem, 3 août 1823, Argentine.
Source : Instituto Nacional Sanmartiniano
De l'épouse du général, il ne nous reste qu'un petit billet manuscrit. C'est ce billet privé qui figure dans San Martín par lui-même et par ses contemporains.

Vicente Pérez Rosales, Santiago del Chile, 5 avril 1807 – ibidem, 6 septembre 1886, Chilien.
Source : Vicente Pérez Rosales, Recuerdos del Pasado 1814-1860, Santiago, 1882.
Un drôle de personnage ! Il fut successivement étudiant, bandit de grand chemin et sénateur chilien. C'est à Paris qu'il fit ses études supérieures. Enfant, à dix ans, il fut témoin de la libération du Chili en 1817. On lui doit une description succincte et précieuse de la voix chantée de San Martín.

Bernardo O'Higgins, Chillán, 20 août 1778 – Lima, 24 octobre 1842, Chilien.
Sources :
Carlos Calvo, Anales históricos de la Revolución en América del Sur, Paris, 1864 (tome III),
Manuel de Odriozola, Documentos históricos del Perú, Lima 1872 (Tome III),
Bernardo O'Higgins, Epistolario – 1819-1823, Madrid, 1920,
San Martín, Su correspondencia 1823-1850, Buenos Aires, 1911
Ami personnel intime de San Martín, il est aussi le libérateur du Chili en 1817 et son premier Directeur suprême de 1817 à 1823. Il entretint une correspondance suivie et très chaleureuse avec le général argentin de leur rencontre en 1814 à sa mort en 1842.

James Duff, quatrième comte Fife, Aberdeen, 6 octobre 1776 – Banff, 5 mars 1857, Irlando-écossais, Pair d'Ecosse et d'Angleterre.
Source : San Martín, Su correspondencia 1823-1850, Buenos Aires, 1911
Veuf inconsolable d'une épouse tendrement aimée, James Duff partit noyer son chagrin sur le continent dans la guerre contre Napoléon. C'est ainsi qu'il fit la rencontre de San Martín en Espagne où il s'est battu si vaillamment qu'il fut fait Grand d'Espagne par le Conseil de Régence. Il fut l'un des agents du révolutionnaire argentin dans l'Europe post-napoléonienne tout en conduisant une carrière politique à Londres. Il était un ami personnel de notre héros.
Il écrit un espagnol plein d'anglicismes et de gallicismes mais néanmoins très lisible.
Vous pouvez consulter sa fiche officielle (en anglais) sur le site Internet que l'Université de Londres a bâti sur l'histoire du Parlement britannique.
Voir également sa fiche sur le site The Peerage, consacré à la pairie du Royaume-Uni.

Guillermo Miller, Wingham, 12 décembre 1795 – Lima, 1861, Anglais naturalisé péruvien.
Source : San Martín, Su correspondencia 1823-1850, Buenos Aires, 1911
Voir ce qui en est dans la page consacrée aux sources en anglais.

Tomás Guido, Buenos Aires, 1er septembre 1788 – Ibidem, 14 septembre 1866, Argentin.
Sources :
Tomás Guido, in Revista de Buenos Aires, 1864
Museo Mitre, Documentos del Archivo de San Martín, Buenos Aires, 1910
Carlos Guido Spano, Vindicación histórica, Papeles del Brigadier Toms Guido 1817-1820, Buenos Aires, 1882 (ce dernier livre est la réponse indignée du fils de Guido aux tentatives de Bartolomé Mitre et Vincente López d'adultérer le rôle de son père dans le cours de la révolution et la guerre d'indépendance).
Tomás Guido est avec Bernardo O'Higgins l'ami intime de San Martín. Il fut aussi son allié politique et son second pendant toute la campagne du Pérou. On lui doit des souvenirs personnels qui nous permettent d'accéder au personnage de la vie quotidienne que fut le Padre de la Patria argentine.

San Martín les Amis

Mariano Balcarce, Buenos Aires, 8 novembre 1807 – Paris, 20 février 1885, Argentin.
Source : Neptalí Carranza, Oratoria Argentina, Buenos Aires, 1905, Tomo I.
Gendre de San Martín. C'est lui, en sa qualité de diplomate, qui rédigea la dépêche annonçant aux gouvernants argentins la mort du général.

Ramón Castilla, Tarapacá, 31 août 1797 – Ibidem, 30 mai 1867, Péruvien.
Archives nationales du Pérou.
Maréchal du Pérou et Président de la République. C'est lui qui était au pouvoir à la mort de San Martín et qui lui fit établir les honneurs qui lui sont encore rendus à l'heure actuelle dans ce pays qu'il libéra de l'oppression coloniale.

Simón Bolívar, Caracas, 24 juillet 1783 – Santa Marta, 17 décembre 1830, Vénézuélien.
Source : Manuel de Odriozola, Documentos históricos del Perú, Lima, 1872, Tomo V
L'autre Libertador continentale. Leur rencontre fut brève et douloureuse en juillet 1822 dans le port équatorien de Guayaquil. Ils étaient l'antithèse l'un de l'autre.

José Riva-Agüero, Lima, 3 mai 1783 – Ibidem, 25 mai 1858, Péruvien, premier président du Pérou puis putschiste.
Source : San Martín, Su correspondencia 1823-1850, Buenos Aires, 1911

A venir : les sources en français.

Date de dernière mise à jour : 02/06/2014