CONFERENCES

Dans ces pages, vous trouverez
un choix de conférences
sur la culture populaire argentine
pour le grand public

Tournée de conférences en espagnol
en Argentine en 2015
(photos)

PROCHAINEMENT
à San Juan, en Argentine, pour le Bicentenaire de la Traversée des Andes

Congreso internacional de historia mendoza 11 09 14
Au congrès international d'histoire de Mendoza

invitée par l'Instituto Nacional Sanmartiniano et le Ministère de la Culture de Mendoza
pour le Bicentenario de San Martín en Cuyo 2014-2016
Espacio Cultural J. Le Parc, Guaymallén, Prov Mendoza
le 11 septembre 2014
 

Affiche
A Saint-Mandé (94)

mccg-invitacion-web-presentacion-del-libro-barrio-de-tango.jpgBuenos Aires, septembre 2010
Museo Casa Carlos Gardel 

 




avec-pepe-kokubu-toulouse-juillet-2010.jpg
A Toulouse - Festival Tangopostale 2010
avec Pepe Kokubu, de l'Académie nationale de Tango

Conférences

Sur le tango, son histoire, la culture dont il est le fruit (page 2)
Sur Aníbal Troilo, dont 2014 est l'année mondiale :
voir les propositions du Centenaire
Sur l'histoire de l'Argentine (page 3)

Charlas en español para escuchar (página 4)

Conférences à écouter en ligne en français (page 5)

Si toutefois vous ne trouviez pas votre bonheur parmi ces propositions,
consultez la conférencière.

Renseignements et devis sur demande
(cliquez sur le bouton Contact, dans le menu vertical gauche)

Voir également les pages consacrées aux ateliers.

 

 

Osez l'Argentine !
Elle n'est pas celle que vous croyez...
.


 

Quelques lieux et institutions
où Denise Anne Clavilier a donné des conférences

En France

Salon d'Automne - Champs-Elysées (Paris), Festival Cinémovida (Cherbourg-Octeville), Festival Tangopostale (Toulouse), Ecole Normale Supérieure (Paris), Foire du Livre de Saint-Louis (68), Souvenir Napoléonien (Paris), Médiathèque Anne Fontaine (Antony, 92), L'Entrepôt (Paris), Institut Cervantes (Toulouse), Salon Vo-Vf (Gif-sur-Yvette, 91), Université du Littoral-Côte d'Opale (Boulogne-sur-Mer, 62), Salon Polar en Plein Cœur de Paris, Lions Club de Versailles-Trianon (78), Festival Lettres du Monde (Bordeaux), Halle Saint-Pierre/Musée d'Art Brut (Paris), librairie L'Alinéa (Paris), Société d'histoire gretzoise (Gretz-Armainvilliers, 77), Maison de l'Argentine à la Cité Internationale Universitaire de Paris, Librairie Atout-Livre (Paris), Librairie Ombres Blanches (Toulouse), Festival du tourisme solidaire ABM (Paris)...

En Argentine

Colegio Don José de San Martín (Florencio Varela, Buenos Aires), Instituto Adolfo Alsina (Claypole, Buenos Aires), Congreso Internacional de Historia del Bicentenario (Guaymallén, Mendoza), Centro Cultural de la Cooperación Floreal Gorini (Capital Federal), Biblioteca Pública General San Martín (Mendoza Capital), Colegio San Andrés (Mendoza Capital), Academia Nacional del Tango de la República Argentina (Capital Federal), Museo del Regimiento de Granaderos a Caballo/Escolta presidencial (Capital Federal), Concejo Deliberante del Municipio de Godoy Cruz (Mendoza), Celda Historica (San Juan Capital), Alianza Francesa (Capital Federal), Museo Casa Carlos Gardel (Capital Federal), Biblioteca Popular Ricardo Rojas (General San Martín, Mendoza), Alianza Francesa (San Rafael), Salon Azul de la Municipalidad de Villa Mercedes (San Luis), Museo Nacional Histórico Sarmiento (Capital Federal), Escuela Normal de Villa Mercedes (San Luis), Sala Berta Elena Vidal de Battini (San Luis Capital), Universidad Congreso (Mendoza Capital)...

 

Le Tango, son histoire, sa culture

La genèse du tango dans la Buenos Aires du XIXe siècle (1 conférence)
Exposé de l'histoire politique, sociale et culturelle qui donna naissance au tango à Buenos Aires, des années 1830 à 1916

L'histoire du tango, des origines à nos jours (série de 3 conférences)
- La genèse de 1830 à 1916
- L'Age d'or de 1920 à 1955 (la época de oro)
- Révolution, crise et renouveau de 1955 à nos jours

Cette conférence peut être illustrée de documents audio et vidéo introuvables en Europe

Aníbal Troilo (1914-1975), le plus grand bandonéon de Buenos Aires : son histoire, son œuvre, sa contribution à la construction du tango, en lien avec le Centenaire Troilo en Argentine (1 conférence)

Tango des villes et tango des champs (1 conférence)
Le monde rural dans le répertoire du tango à texte, d'essence pourtant très citadin. Exposé du contexte historique et social, analyse des personnages archétypaux, des thématiques, du vocabulaire et de la poésie.

Un tango de A à Z (1 conférence)
Présentation d'un tango, tiré du répertoire d'hier ou d'aujourd'hui, avec texte original et traduction en français, analyse littéraire et poétique, écoute comparée de différentes interprétations, depuis la créatin de l'œuvre jusqu'à nos jours (enregistrements non disponibles sur le marché européen)
Ces causeries peuvent prendre la forme de cafés littéraires et pour avoir du sens, elles sont à grouper de préférence par trois, sur plusieurs jours ou sur un week-end. Entièrement paramétrables en fonction des besoins du client, elles peuvent porter sur une thématique, un poète, un compositeur ou un chanteur.

Untel, poète du tango (1 conférence)
Présentation d'un auteur, d'hier ou d'aujourd'hui, avec un exposé biographique, inséré dans son contexte historique, présentation des caractéristiques de l'œuvre et du style ainsi que des thématiques privilégiées, écoute de quelques morceaux.

Polar et Tango, même combat ? (1 conférence)
Quelles sont les caractéristiques littéraires, linguistiques et culturelles qui différencient ou qui apparentent ces deux genres populaires que sont le roman policier et le tango argentin.
Conçue pour un salon du polar à Paris en 2010, cette conférence peut s'intégrer dans un salon, un festival, un cycle d'animations consacrées au roman policier ou, plus généralement, aux genres littéraires populaires.

Mélodrame et Tango, même combat ? (1 conférence)
Les problématiques sont similaires à celles décrites ci-dessus. L'époque seule change (le mélodrame trouvant son origine dans le théâtre de boulevard de l'ère romantique).

La femme dans le tango (1 conférence)
Quelle place la femme occupe-t-elle dans le répertoire du tango argentin ? Quels archétypes en structurent l'image ou les images ? Dans quelles conditions historiques se sont-ils élaborés ? Ces archétypes restent-ils valides dans la création d'aujourd'hui ?
Quel rôle ont joué et jouent de nos jours les artistes féminines dans l'univers tanguero (chanteuses, parolières, compositrices, chefs d'orchestre) ? Tâchons de dépasser les clichés et de regarder plus loin que les bas-résilles et les jeux de jambe aguicheurs dont la seule raison d'être est d'épater le touriste un brin voyeur...

 

Une conférence correspond à un exposé de 45 à 60 minutes
et 30 mn d'échange avec la salle.

L'histoire de l'Argentine

L'interprétation de la Révolution de Mai (25 mai 1810) : miroir et dichotomie qui fondent l'Argentine du XXIesiècle (1 conférence)
- Chronologie des faits depuis les invasions anglaises jusqu'à la déclaration d'indépendance (1806-1816)
- Le courant mitriste né avec les Estudios Históricos sobre la Revolución de Mayo de Bartolomé Mitre (1864)
- Le courant latino-américaniste, qui lui est opposé
- Les courants secondaires (anarchiste et catholique conservateur)
- L'influence de ces antagonismes idéologiques dans l'historiographie, de 1835 à nos jours
- Les tendances qui se manifestent pour l'avenir à travers l'actuel développement de la démocratie et la vigueur des expressions culturelles et artistiques nationales.

Le général San Martín (1778-1850), le cinquième géant de la révolution des droits de l'homme (1 conférence)
José de San Martín fut le dernier grand de la période révolutionnaire (1773-1830) à entrer dans l'histoire, après George Washington, Toussaint-Louverture, Napoléon Bonaparte et Simón Bolívar.
San Martín leur survécut à tous et il passa les vingt-cinq dernières années de sa vie en homme privé, sans plus exercer le pouvoir. Il s'éteignit très discrètement le même jour que Balzac et deux semaines avant Louis-Philippe. En Europe, sa mort passa donc à peu près inaperçue. Pourtant - la presse européenne de 1817 en fait foi- il avait stupéfait le Vieux Continent en traversant les Andes, surpassant ainsi la gloire d'Hannibal. Depuis cet exploit jusqu'à nos jours, son prestige n'a fait que grandir en Amérique du Sud.
Qui était ce fervent démocrate, imperméable au racisme si commun en son temps, amant de la culture, de la philosophie, de la pensée française, officier fraternel qui sut faire naître chez ceux qu'il a commandés et gouvernés un attachement sincère à sa personne, dont il nous reste maints témoignages ?
Qui était ce général aussi prestigieux en son temps que Napoléon qui osa cependant renoncer au pouvoir au sommet de sa gloire militaire ?

José de San Martín, de la réalité historique au bronze des statues et vice-versa (1 conférence)
En Argentine, si le nom et les victoires de San Martín sont connus de tous dès la petite enfance, l'homme qu'il fut dans la vie reste largement inconnu. C'est qu'il a été fort maltraité par les auteurs de l'histoire officielle, Domingo Faustino Sarmiento (1811-1888) et Bartolomé Mitre (1821-1906), maîtres à penser de l'oligarchie patricienne et libérale de la seconde moitié du XIXe siècle, qui voulurent le réduire à son rôle militaire et en firent un général craint de tous, autoritaire et belliqueux. Ce que les Argentins appellent le "bronze des statues", car rares sont celles qui ne le représentent pas dans une posture martiale qui ne fut jamais la sienne.
Après le très napoléonien retour de ses cendres mis en scène à Buenos Aires en 1880, plusieurs historiens tentèrent de lui rendre son humanité, avec des a priori idéologiques variés dont on peut retrouver la trace dans les biographies, les anthologies sélectives de ses écrits, les monuments bâtis à sa mémoire, la muséographie, le cinéma, la chanson...
La conférencière s'attache ici à retracer la complexité de cette construction de la figure fondatrice et identitaire qu'est aujourd'hui San Martín pour toute l'Argentine. Un peu comme le furent Jeanne D'Arc et Vercingétorix pour la France...

Les campagnes émancipatrices du général San Martín (déployable en 1 ou 2 conférences)
De son vivant, José de San Martín fut comparé à Napoléon et Wellington. Sans connaître de défaite militaire stricto-sensu, il libéra le sud de l'Amérique du Sud en une dizaine d'années et mena à bien une prouesse militaire inouïe : la traversée de Andes (15 janvier au 11 février 1817).
Cette conférence fait le tour de ce que l'histoire appelle le plan continental de San Martín :

  • la formation militaire en Espagne, dans une armée alors ultra-moderne, à l'ombre de Napoléon et de Wellington,
  • la préparation militaire et politique des campagnes en Amérique
  • l'organisation matérielle, le recrutement et le commandement des hommes
  • les engagements armés (San Lorenzo, traversée des Andes, Chacabuco, Maipú et prise de Lima)
  • le rapport au pouvoir politique
  • le regard des contemporains (en Amérique, en Espagne, en France, en Suisse, en Grande-Bretagne...)
  • la construction d'un mythe fondateur argentin (et un peu au-delà)

San Martín, de l'histoire au mythe (1 conférence de 2 heures)
Exposé croisé entre la réalité historique de l'œuvre politique et militaire du général José de San
 Martín dans le processus d'émancipation de l'Amérique du Sud (1812-1822) et leur traitement commémoriel à travers l'art : chansons patriotiques pour les cérémonies et à des fins pédagogiques, pour l'instruction civique des écoliers, statuaire monumentale et ses variations régionales, peinture, cinéma, télévision...
La conférence s'étale sur deux heures entre exposé initial, illustrations vidéos et dialogue avec la salle.

Sarmiento et la Question de La Plata (1847-1851) (1 conférence) - Nouveauté 2016

Avec Bartolome Mitre (1821-1906) et Juan Bautista Alberdi (1810-1885), Domingo Faustino Sarmiento (1811-1888) est l'un des grands intellectuels qui ont forgé la pensée dominante de l'Argentine contemporaine. C'est aussi une figure centrale de l'histoire politique du pays puisqu'il fut successivement gouverneur de sa province natale de San Juan et président de la Nation. C'est lui qui imposa l'école obligatoire pour les garçons et les filles, gratuite et laïque.

Alors que la France retrouvait la prospérité sous la Monarchie de Juillet, l'Argentine était ravagée par la guerre civile entre unitaires et fédéraux. Sarmiento, ardent unitaire, fut contraint de s'exiler au Chili, d'où il repartit avec une mission officielle, l'étude des systèmes d'éducation publique en Europe. Au même moment, Paris, allié à Londres, était en conflit armé contre Buenos Aires. Les deux puissances réclamaient la liberté de navigation fluviale pour leur flotte commerciale. Sarmiento profita de son passage à Paris pour monter les élites orléanistes contre le régime fédéral en place en Argentine.
La conférence est consacrée à la présentation des documents que Sarmiento a écrits en français et publiés en France et à leur contextualisation dans ce conflit oublié (le seul qui ait jamais opposé la France et l'Argentine), dans la naissance du roman national argentin et dans l'ensemble de l'œuvre littéraire et intellectuelle d'un des plus grands écrivains hispanophones du XIXe siècle.

Elle a été tout d'abord conçue pour le public argentin, à la demande de l'Alliance Française de San Juan (province de homonyme) et de la Casa de San Juan en Buenos Aires – Casa histórica de Sarmiento (Capitale Fédérale).

 

Francisco de Miranda, le "Précurseur" (1 conférence) - Nouveauté 2016 (Bicentenaire de sa mort)

Francisco de Miranda (1750-1816) fut le précurseur de l'indépendance de l'Amérique du Sud.

Intellectuel brillant et fantasque, mélomane, voyageur inlassable aux Etats-Unis et en Europe, écrivain quadrilingue, général réputé, ce natif de Caracas présente la double singularité d'avoir été le seul Latino-Américain acteur du mouvement des Lumières et l'unique révolutionnaire à avoir participé, successivement et avec éclat, à la guerre d'indépendance des Etats-Unis, à la Révolution française et à l'émancipation de l'Amérique hispanique, de 1810 à 1812, année où il tomba entre les mains des absolutistes espagnols qui, violant la parole donnée, le jettèrent en prison, où il mourut le 14 juillet 1816, à Cadix.

Il croisa et fréquenta les plus célèbres personnalités de son temps, de George Washington à Catherine de Russie, de Frédéric II de Prusse à Napoléon, en passant par Joseph Haydn, le duc de Wellington et Claude François Chauveau-Lagarde, avocat de Marie-Antoinette et de Charlotte Corday... Il inspira et forma, entre autres, Simón Bolívar (1783-1830), futur libérateur de la moitié nord du sous-continent, et Bernardo O'Higgins (1778-1842), premier chef d'Etat du Chili indépendant.

Figure inaugurale de l'histoire de toute l'Amérique méridionale et héros tragique hantant l'imaginaire des Sud-Américains, Miranda nous a légué un impressionnant fonds d'archives, qui fut publié en 23 volumes de 11 463 pages, entre 1929 et 1950, et qui a dépuis été inscrit au patrimoine documentaire de l'UNESCO.

Le nom du général Miranda est gravé sur l'Arc de Triomphe parmi ceux des officiers supérieurs qui ont commandé en chef pendant la Révolution française et le premier Empire.

 

La Traversée des Andes (1 conférence) - Nouveauté 2017 (Bicentenaire)

En janvier 1817, l'Armée des Andes, forte de 5 200 hommes, quittait la ville de Mendoza pour traverser la plus puissante chaîne de montagne du Nouveau Monde et aller libérer le Chili révolutionnaire, retombé sous le pouvoir colonial de Lima deux ans plus tôt. A sa tête, le général José de San Martín (1778-1850), secondé depuis octobre 1814 par le général chilien Bernardo O'Higgins (1778-1842) et depuis septembre 1816 par le général argentin Miguel Soler (1783-1849). L'épopée, qui marqua profondément l'histoire fondatrice du Cône Sud, s'acheva par la victoire de Chacabuco, à quarante kilomètres au nord de Santiago, le 12 février 1817.

La conférence est illustrée de documents historiques et de photos. Elle passe en revue les thèmes suivants :

  • le contexte politico-militaire de la campagne,
  • les choix stratégiques effectués par San Martín pendant les deux années de préparation,
  • les six routes empruntées par l'Armée des Andes sur une amplitude de1 000 km, entre la colonne nord et la colonne sud,
  • la préparation logistique et les reconnaissances en vue de cartographier le terrain,
  • la traversée elle-même qui s'effectua en été, avec une grande amplitude thermique entre le jour et la nuit, et qui culmina à 5000 m d'altitude, non loin du mont Aconcagua,
  • la victoire décisive de Chacabuco, au-dessus de Santiago, le 12 févier,
  • les échos qu'en donnèrent la presse anglaise (qui était libre), la presse française (qui subissait la censure de la Restauration) et suisse (qui alliait une grande liberté à une indéniable expérience montagnarde !).

 

Quelques figures du lien franco-argentin
Causeries sur quelques figures historiques qui font le lien entre la France et l'Argentine :
- Jacques de Liniers (Santiago de Liniers en Argentine), né à Niort en 1753. Libéral et cependant fidèle à l'Ancien Régime, il a été passé par les armes à Córdoba, en 1810, sous les ordres d'un révolutionnaire de Buenos Aires, malgré son passé de défenseur victorieux de la capitale coloniale contre la double invasion britannique de 1806 et 1807. Ses glorieux états de service lui avait valu d'être imposé par la ville au roi Carlos IV comme vice-roi du Río de la Plata, l'avant-dernier tenant légitime de la fonction, de 1807 à 1809 ;
- Aimé Bonpland, naturaliste et médecin, né près de La Rochelle en 1773 et mort en 1858, en Argentine, où il s'est consacré à développer la botanique, la médecine et la pharmacie. C'est à lui que l'on doit la résurrection des plantations de yerba mate laissées en jachère après l'expulsion de la Compagnie de Jésus en 1767 ;
- José de San Martín, né à Yapeyú (Prov. de Corrientes) en 1778 et mort en exil, à Boulogne-sur-Mer, en 1850, après avoir libéré l'Argentine, le Chili et le Pérou et posé les principes des droits de l'homme dans l'extrême sud de l'ex-empire espagnol, de 1812 à 1822 (voir les pages Livres) ;
- Paul Groussac. Ecrivain et historien polyglotte (français, espagnol, anglais), pédagogue et formateur de maîtres, biographe de Liniers et pionnier des études savantes sur Tucumán et sa région, il était né à Toulouse en 1848. Il arrive en Argentine à dix-huit ans, sans aucun diplôme, sans connaître un seul mot d'espagnol, après avoir fui la discipline militaire de l'Ecole navale de Brest. De 1885 à sa mort en 1929, il dirigea la Bibliothèque nationale argentine ;
- Carlos Thays, architecte né à Paris en 1849. C'est là que le gouvernement argentin alla le chercher en 1889 pour dessiner un grand parc au cœur de Córdoba puis créer l'actuel quartier de Palermo à Buenos Aires. Naturalisé argentin, il est mort dans la capitale fédérale en 1934 ;
- et Carlos Gardel (Toulouse, 1890 - Medellín, 1935). Modèle de l'immigrant pauvre qui a réussi, il a donné à son pays d'adoption un prestige international en faisant triompher, de l'Opéra de Paris à Broadway, cet art populaire de Buenos Aires qu'on appelle le tango.

Les grandes figures de la spiritualité argentine
L'Argentine est un pays qui s'affirme catholique à plus de 90%. Non content d'avoir donné un pape à Rome, ce pays offre au monde quelques figures spirituelles dans lesquelles des chrétiens européens, notamment les catholiques, peuvent eux aussi se ressourcer, entre autres :
- La Vierge de Luján, patronne nationale depuis qu'en 1630, une statue miraculeuse s'est arrêtée dans ces terres, à 70 km à l'ouest de Buenos Aires, cinquante ans après la fondation de celle-ci. De nombreuses autres Vierges jouent un rôle culturel et religieux très important un peu partout dans la République argentine, telle Notre Dame du Carmel de Cuyo à Mendoza, proclamée Patronne de l'armée de Andes à la première Epiphanie de l'Indépendance, le 5 janvier 1817 ;
- San Cayetano (Gaétan de Thienne), dont les Argentins ont fait le protecteur de ceux qui cherchent du travail ou qui l'exercent dans des conditions indignes. Avec la dévotion à la Vierge de Luján, celle portée à San Cayetano est la plus universellement populaire dans le pays depuis la grande dépression des années 1930 ;
- Bienheureux Cura Brochero, de son vrai nom José Gabriel del Rosario Brochero (1840-1914), inlassable prédicateur et bâtisseur de la Province de Córdoba, qui n'est pas sans nous rappeler le saint Curé d'Ars des monts du Lyonnais, d'où son surnom de Cura Gaucho ;
- Bienheureux Ceferino Namuncurá (1886-1905), dont une mort précoce, survenue à Rome, interrompit dans l'œuf la vocation salésienne. Le premier bienheureux argentin, compagnon de classe de Carlos Gardel, était aussi le petit-fils du dernier cacique mapuche païen qui soit parvenu à retarder l'avancée sanglante des chrétiens d'origine européenne dans la Patagonie des années 1870 ;
- sans oublier une personnalité de la taille de santo Tobirio de Mogrovejo (1538-1606), second archevêque de Lima et fondateur du diocèse de Tucumán, berceau culturel de l'Argentine et de la Bolivie, ou cette toute première messe de langue espagnole créée en Argentine en 1964, la Misa Criolla composée par Ariel Ramírez, qui hissa le folklore argentin à la dignité de musique liturgique pour le missel de Paul VI...

A cheval entre musique et histoire : Les chansons patriotiques, ou comment fonder une nation
Dès 1813, l'Argentine s'est dotée d'un hymne national dont le texte n'est pas sans rappeler certaines vers de La Marseillaise et la mélodie des mesures de La Marche consulaire. Puis en 1880, le pays a dû faire face à un affllux d'immigrants venant de tous les horizons. Il fallait impérativement intégrer cette population nouvelle et diversifiée. Cela passa par l'école qu'on rendit obligatoire en 1883 puis par la composition rapide d'un répertoire patriotique qui complète l'hymne national en rendant hommage aux grands héros nationaux, José de San Martín, Manuel Belgrano ou Domingo Sarmiento, jusqu'en 1936 où l'on institua Aurora, une ode aux couleurs nationales, pour la fête du 20 juin. Aujourd'hui, tous les Argentins connaissent ces chants qui façonnent leur fierté d'appartenance et qu'ils n'hésitent pas à entonner, en chœurs joyeux, dès que l'occasion se présente.
Ces chansons font l'objet aujourd'hui d'une grande variété d'arrangement et d'interprétation, depuis le bel canto jusqu'au rock et au folklore. A découvrir...

Une conférence correspond à un exposé de 45 à 60 minutes
et 30 mn d'échange avec la salle.

Sur ces sujets, consulter aussi les propositions de projections-débats
Quand l'Argentine se raconte à travers le cinéma

Charla en castellano para escuchar: ir a la página siguiente
Conférences en français à écouter en ligne, à la page 5

Charla para escuchar (en español)

Presentación de
San Martín par lui-même et par ses contemporains

(Editions du Jasmin - 2014)
Centro Cultural de la Cooperación Floreal Gorini (Buenos Aires)
2 de septiembre del 2014
Panelistas: Denise Anne Clavilier y Fabiana Mastrangelo

Avec fabiana mastrangelo ccc 2 09 14


parte 1


parte 2


Sobre el mismo tema, se puede escuchar
las notas radiales en castellano

Pour les conférences en français :
aller à la page suivante


 

Contes animaliers d'Argentine
 

Presentación de
Contes animaliers d'Argentine

(Editions du Jasmin, 2015)
Centro Cultural de la Cooperación Floreal Gorini (Buenos Aires)
20 de agosto del 2015
Panelistas: Denise Anne Clavilier y Jimena Tello


Charla de 90 minutos reducida a 65 minutos
para cumplir con los requisitos técnicos de e-monsite
La voz de Denise Anne Clavilier está dominante
por ubicarse la grabadora a su derecha en vez de entre las dos panelistas
Algo para corregir en adelante

Pour les conférences en français :
aller à la page suivante

Conférences à écouter (en français)

Conf san martin 18 04 16 boulogne s m

José de San Martín,
libérateur de l'Argentine, du Chili et du Pérou

conférence donnée le 28 novembre 2015,
à la Société d'histoire de Gretz-Armainvilliers
et annoncée dans le programme francilien du Souvenir napoléonien


Document enregistré en public
Pour des contraintes techniques,
il a été réduit de 44 kbps à 32 kbps et toiletté de certains bruits et silences parasites

Voir San Martín A rebours des conquistadors
et San Martín par lui-même et par ses contemporains

Charla en castellano para escuchar en la página anterior



 

Présentation de Contes animaliers d'Argentine
Tradition orale
et mémoire historique des campagnes argentines

conférence donnée le 1er décembre 2015,
aux Mardis Littéraires de Jean-Lou Guérin
Café de la Mairie, Paris VI


Document enregistré sur le vif, en public
Pour des contraintes techniques,
il a été réduit de 44 kbps à 32 kbps et toiletté de certains bruits et silences parasites

voir Contes animaliers d'Argentine

Charla en castellano para escuchar en la página anterior


 

Hommage à Alorsa (Jorge Pandelucos) 1970-2009
rendu à Toulouse, au Festival Tangopostale, le 4 juillet 2015
en compagnie de Vanina Steiner,
rédactrice en chef de la revue Tinta Roja (Buenos Aires)
Causerie donnée en français et en espagnol
traduction assurée par Denise Anne Clavilier et Solange Bazely

Charla en castellano para escuchar en la página anterior

Ecoutez aussi
les ateliers littéraires sur le répertoire du tango argentin
et les interviews radiophoniques en français

Date de dernière mise à jour : 01/07/2017