ATELIERS

Vous trouverez dans ces pages
un choix d'ateliers littéraires sur la poésie du tango
et de débats-rencontres autour du cinéma argentin 

Atelier tangopostale 27 06 15
Atelier littéraire en hommage à Carlos Gardel le 27 juin 2015
pourle 80e anniversaire de sa mort accidentelle à Medellin
dans sa ville natale de Toulouse
au festival Tangopostale
Photo Solange Bazely pour Tangopostale

Des ateliers et autres cafés littéraires
pour découvrir le contenu culturel du tango (page 2)

Des débats-rencontres
pour apprécier en toute connaissance de cause le cinéma argentin (page 3) 
Voir également le film Pichuco, de Martín Turnes, pour le Centenaire Troilo

Si toutefois vous ne trouviez pas votre bonheur parmi ces propositions,
consultez la conférencière.

 

Témoignage de l'équipe de Tangopostale après l'atelier du 27 juin 2015
un hommage à Carlos Gardel pour le quatre-vingtième anniversaire de sa mort
et consacré
au tango Mano a mano (écrit par Celedonio E. Flores)
et à Milonga del 900 (écrite par Homero Manzi)

"Denise Anne Clavilier nous a tous éclairés de ses lumières pour comprendre non seulement les paroles mais les situer dans un contexte historique, géographique et poétique ! Passionnante ! Vous pourrez la retrouver samedi prochain à 14h à la Librairie Ombres Blanches où ses ouvrages sont disponibles en ce moment !"

(extrait de la page Facebook du festival)

Renseignements et devis sur demande
(cliquez sur le bouton Contact, dans le menu vertical gauche)

 

Osez l'Argentine !
Elle n'est pas celle que vous croyez...
.

Congreso internacional de historia mendoza 11 09 14
Au congrès international d'histoire de Mendoza

invitée par l'Instituto Nacional Sanmartiniano et le Ministère de la Culture de Mendoza
pour le Bicentenario de San Martín en Cuyo 2014-2016
Espacio Cultural J. Le Parc, Guaymallén, Prov Mendoza
le 11 septembre 2014
 

Affiche
A Saint-Mandé (94)

mccg-invitacion-web-presentacion-del-libro-barrio-de-tango.jpgBuenos Aires, septembre 2010
Museo Casa Carlos Gardel 

 




avec-pepe-kokubu-toulouse-juillet-2010.jpg
A Toulouse - Festival Tangopostale 2010
avec Pepe Kokubu, de l'Académie nationale de Tango

Ateliers littéraires


Plus qu'une séance unique, l'atelier littéraire, présenté sous différents noms (cafés, rendez-vous, etc) est essentiellement conçu comme une série de rencontres composant un programme continu, pour introduire le public francophone dans les richesses du répertoire du tango argentin, un corpus littéraire très marqué par l'histoire, la géographie de Buenos Aires et du Río de la Plata et par les spécificités de la vie locale. La langue employée lui donne un cachet inimitable en s'éloignant notablement de l'espagnol parlé outre-Pyrénées.
Ces ateliers s'adressent indistinctement à des participants amateurs (mélomanes, danseurs, lecteurs...) ou professionnels (chanteurs, musiciens, gens de théâtre, paroliers, scénaristes, romanciers, chroniqueurs culturels...).
Il permet de s'approprier cet univers, pour mieux danser ou tout simplement pour mieux goûter la musique et les voix, en direct dans un concert, sur disque, à la radio, en Europe ou à Buenos Aires...


Le répertoire du tango appartient à une catégorie que les Français appellent "chanson à texte". Dans les sessions d'ateliers littéraires, on aborde ces œuvres à travers des sélections thématiques organisées en série cohérente, courant tout au long d'une année ou d'un trimestre et qui embrassent thématique après thématique des auteurs et des périodes variées.
Le groupe (association, club, CE, etc.) détermine son rythme de rencontre, hebdomadaire, bi-hebdomadaire ou mensuel.
Les ateliers peuvent se tenir à domicile pour des soirées amicales originales.
La durée d'un atelier varie de 90mn à 2 heures, l'indispensable pour faire un travail un tant soit peu approfondi grâce à un échange entre les participants, seul moyen pour ces derniers de s'approprier le contenu des textes.

Les ateliers permettent de découvrir une œuvre dans le texte original (indispensable pour percevoir l'émotion du texte à travers la musicalité de l'écriture) avec une traduction originale en français et la comparaison de plusieurs interprétations et arrangements dont les différences relèvent de l'époque et de la personnalité des artistes.

La connaissance de l'espagnol ou de la musique n'est en aucun cas requis.

Un exemple de programme décrit sur le blog Barrio de Tango.
 


 

Atelier en hommage à Carlos Gardel
dans sa ville natale de Toulouse
pour les quatre-vingts ans de sa mort, le 24 juin 1935 à Medellín, en Colombie
~ Une activité proposée par le festival Tangopostale ~
Analyse de Mano a mano
musique de Carlos Gardel et paroles de Celedonio Flores
~ le texte bilingue (ci-dessous) a été distribué aux participants,
il est extrait de Barrio de Tango, recueil bilingue de tangos argentins ~


enregistré à Toulouse, le 27 juin 2015
(fenêtres ouvertes pour cause de canicule)
Cet extrait est réduit à 32 kbps et toiletté des principaux bruits parasites

Mano a mano bilingue

Pour écouter quelques interprétations de Mano a Mano
dont celle de Carlos Gardel en 1927
reportez-vous à cette page de Todo Tango


 

Atelier en hommage à Horacio Ferrer
mis en ligne le 20 décembre 2015
pour le premier anniversaire de sa disparition
et dirigé le 28 juin 2015 à Toulouse
~ une activité proposée par le festival Tangopostale ~
pour les 25 ans de la fondation, à son initiative,
de l'Académie nationale de Tango de la République argentine
Analyse de Chiquilín de Bachín
musique de Astor Piazzolla et paroles de Horacio Ferrer
~ le texte bilingue (ci-dessous) a été distribué aux participants,
il est extrait de Barrio de Tango, recueil bilingue de tangos argentins ~


enregistré à Toulouse, le 28 juin 2015
(fenêtres ouvertes pour cause de canicule)
Cet extrait est réduit à 32 kbps et toiletté des principaux bruits parasites

Chiquilin de Bachin bilingue

Pour écouter quelques interprétations de Chiquilín de Bachín
dont une de la créatrice, Amelita Baltar, en duo avec Horacio Molina,
reportez-vous à cette page de Todo Tango

 

Ecoutez aussi
les conférences de Denise Anne Clavilier
en français et en espagnol

Page suivante : Rencontres-débats autour du cinéma argentin

Rencontres-débats autour de films argentins
à la demande de directeurs de cinéma
ou de leurs partenaires locaux (associations, festivals, etc)

 Quand l'Argentine se raconte à travers son cinéma...  

L'Argentine dispose d'une longue tradition cinématographique et ses infrastructures sont de plus en plus performantes (INCAA, l'institut nacional du cinéma et des arts audiovisuels, intervention de la télévision publique dans la production nationale parfois en co-production avec des pays d'Europe dont l'Espagne et la France, MICA ou marché des industries culturelles argentines, et bientôt de grands studios façon Cinecitta au large de Puerto Madero, sur la rive du Río de la Plata.

Le cinéma et l'histoire argentine

 

Revolución, el cruce de los Andes (2010), reconstitution historique très réussie de la traversée des Andes au cours de l'été 1817, épopée militaire imaginée et conduite par le général José de San Martín pour libérer le Chili, retombé sous le joug colonial en 1814, après une première phase révolutionnaire entamée en septembre 1810.

Le personnage principal est interprété par l'un des jeunes premiers vedettes de la télévision et du cinéma, Rodrigo de La Serna (ci-contre)...

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belgrano-2010.jpg

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Belgrano (2010), autre reconstitution historique liée aux célébrations du Bicentenaire.
Le film raconte les dix dernières années de vie du juriste et général Manuel Belgrano qui fut l'un des héros de la guerre d'indépendance et un penseur de la révolution et des droits de l'homme en Amérique. Il devait mourir dans un grand dénuement, oublié de tous, à Buenos Aires, d'un œdème généralisé sans doute provoqué par la malaria contractée pendant ses campagnes à la tête de l'Armée du Nord en 1811 à Tucumán. On était en 1820 et il avait cinquante ans.

Le personnage principal est joué par Pablo Rago (ci-contre), tandis que Pablo Echarri prête ses traits à José de San Martín. Les deux hommes furent aussi de grands amis. 

Dans ces deux films, on observe à l'action les tensions actuelles en Argentine de l'historiographie nationale : d'un côté les réalisateurs, les décorateurs, les costumiers et même en partie les dialoguistes s'efforcent de s'affranchir des images d'Epinal transmises par l'histoire officielle telle qu'elle est enseignée à l'école ; de l'autre les interprètes, par ailleurs excellents comédiens, reproduisent, sans doute à leur corps défendant, les préjugés construits par cette histoire scolaire et qui prêtent à San Martín comme à Belgrano une personnalité cassante et autoritaire qui n'a jamais été la leur.

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La Guerra Gaucha, un film qui date de 1942, écrit par le grand poète de tango Homero Manzi, natif du nord-ouest de l'Argentine (Santiago del Esterro), à travers l'adaptation d'un roman historique (à la Dumas) de Leopoldo Lugones.

Evocation d'un autre épisode épique de la guerre d'indépendance, celle du long conflit de partisans au nord-ouest de l'actuelle Argentine, mené par le général Miguel Martín Güemes, contre les forces coloniales venues du Pérou.

Güemes est le seul héros de la période révolutionnaire mort au combat.

Su mejor alumno, un hommage de Homero Manzi à Domingo Faustino Sarmiento (1811-1888), savant, ingénieur, écrivain, militaire et homme politique qui inventa l'école publique obligatoire en 1883, à travers une adaptation du roman autobiographique de Sarmiento lui-même sur son fils adoptif, Dominguito.
L'histoire d'un grand pédagogue (comme le montre le musée qui lui est consacré aujourd'hui à Buenos Aires), doublé d'un politicien incorruptible, ce qui était rare en son temps.
Aujourd'hui, cependant, l'histoire a révélé des facettes beaucoup moins plaisantes du personnage, qui fut aussi l'un des grands intellectuels de la droite à une époque où celle-ci se distinguait dans le monde occidental par son racisme délirant à l'intérieur des frontières nationales (tandis qu'en Europe, le racisme stigmatisait essentiellement des populations lointaines, que les citoyens n'approchaient jamais). 


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Le cinéma et le tango, le tango et le cinéma : ces deux arts n'ont cessé de croiser leurs chemins.

En 2014, l'accent a été particulièrement mis sur le documentaire de Martín Turnes, Pichuco, où sont recueillis le témoignage des grands tangueros qui ont connu le Maestro Troilo (1914-1975), qu'ils soient poètes (comme Horacio Ferrer), chanteurs (comme Nelly Vázquez), musiciens (comme Raúl Garello) et tant d'autres. Voir à ce sujet la page consacrée au Centenaire Troilo.

Dans cette abondante production qui commencent dès le début du parlant, deux documentaires récents ont déjà fait le tour du monde.

Si sos brujo, una historia del tango (A condition d'être magicien, une histoire du tango), documentaire de Caroline O'Neal sur la création de l'orchestre-école aujourd'hui Orquesta-escuela de tango Emilio Balcarce.
Le grand maestro Emilio Balcarce s'est prêté au jeu que lui proposait son jeune confrère, le contrebassiste et compositeur Ignacio Varchausky. L'orchestre est né en 2000. Il est aujourd'hui placé sous la direction pédagogique et artistique du Maestro Néstor Marconi et a déjà formé de nombreux musiciens qui volent de leurs propres ailes...

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Café de los Maestros, réunion de plusieurs grands artistes du tango des années 1940 et suivantes qui croisent leurs souvenirs et leurs expériences à travers les heures de gloire du genre et les crises très graves qu'il traversa entre la chute de Perón (1955) et l'arrivée au pouvoir de Carlos Menem (1990).
Un film imaginé par un musicien de rock, Gustavo Santaolalla, fondateur du groupe de tango électronique Bajofondo, créé dans la vague de succès de Gotán Project, le groupe argentino-franco-suisse installé en France. Curieusement, Santaolalla livre ici une vision très nostalgique d'un tango "à la papa" que les tangueros de la nouvelle génération considèrent comme plutôt conservatrice, avec tout le respect qu'ils ne manquent pas de vouer aux chanteurs et instrumentistes qui défilent dans ce long métrage...
Le film donna lieu à un concert au Teatro Colón, l'Opéra de Buenos Aires, et à une tournée internationale avec une poignée des artistes inscrits au générique. 

Des grands classiques du cinéma et de la comédie musicale des années 1930, 1940 et 1950

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El último payador (Le dernier payador) écrit et réalisé par Homero Manzi : une évocation de la vie de José Betinotti (1878-1915) qui fut un des ancêtres des artistes de tango dans la Buenos Aires de la fin du XIXe siècle et un maître d'apprentissage de Carlos Gardel à qui il enseigna la guitare et qu'il prit comme assistant dans ses virées musicales dans la nuit portègne.
Comme la vie de Betinotti est très mal connue, le film offre une biographie romancée qui s'appuie sur les chansons du payador (auteur-compositeur improvisateur).
Betinotti y a le visage d'un grand artiste, tout à la fois acteur, réalisateur et chanteur de tango : Hugo del Carril

Mercado de Abasto : l'action de cette comédie musicale de Lucas Demare, sortie en 1954, très emblématique d'une Argentine encore traumatisée par le déséquilibre démograhique qui marqua les années de la Grande Immigration (1880-1930), se passe dans le petit monde populaire des halles de Buenos Aires (Abasto), au milieu des cageots de légumes et des montagnes de fruits.

Elle est à l'Argentine ce que la trilogie de Pagnol est à la France.
Elle met en vedette deux grands artistes de ces années, les acteurs et chanteurs Tita Merello et Pepe Arias.

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Homero Manzi, un poeta en la tormenta (un poète dans l'orage) : un film récent, 2008, pour raconter la vie du poète Homero Manzi (1907-1951).

Ecrit et tourné sous la supervision de son fils, Acho Manzi, qui avait dix-sept ans à la disparition de son père, il s'agit d'une évocation émouvante du travail de l'artiste et de son militantisme courageux pour la démocratie dans une phase particulièrement douloureuse de l'histoire argentine, les années 1930 et 1940.

Sans oublier
les comédies musicales que Carlos Gardel (1890-1935) tourna à New-York en 1934 et 1935, en espagnol, pour le public latino-américain :

  • Cuesta Abajo (sur la mauvaise pente)
  • Tango Bar
  • El Tango en Broadway
  • et El día que me quieras (le jour où tu m'aimeras), le dernier film de sa courte vie, où Astor Piazzolla (1921-1992) fit sa première apparition artistique à l'âge de quatorze ans dans le petit rôle d'un crieur de journaux...

Ce documentaire atypique que Kusturica consacra à Diego Maradona en 2009, un plongeon dans la culture populaire la plus authentique à travers la truculence du génial footballeur qui, dans son pays, est beaucoup plus qu'un sportif
ou ces films de fiction, de plus en plus nombreux, dont certains parviennent à être distribués dans des circuits commerciaux classiques en Europe et obtiennent même des récompenses internationales...

Date de dernière mise à jour : 20/12/2015